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Ysabelle Mercier : confessions d’une styliste personnelle
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Ysabelle Mercier : confessions d’une styliste personnelle

Mode / torontomercer / 5 avr. 2019

Si vous manquez de temps pour faire les boutiques, que vous n’arrivez pas à définir votre style ou que vous ne savez pas quoi mettre pour un événement en particulier, vous devriez peut-être demander conseil à une styliste personnelle. Ysabelle Mercier, qui offrira ses services dans le cadre d’un forfait en collaboration avec l’Hôtel Le Germain Toronto, démystifie pour nous le métier de styliste.

Qu’est-ce que ça fait, au juste, une styliste personnelle?
En peu de mots, ça gère la garde-robe et le style de ses clients. Je m’occupe de tous les achats. Vous me dites c’est quoi vos besoins, c’est quoi vos goûts, on en discute et je vous livre ça.

Vous dites que vous gérez le style de vos clients, mais est-ce que plusieurs ne vous disent pas justement qu’ils n’ont pas de style?
C’est impossible qu’on n’ait pas de style. C’est comme dire que tu n'as pas de personnalité. Ça ne se peut pas. Vous en avez une et il faut la faire ressortir avec vos vêtements. Pour ça, je pose beaucoup de questions. Je dois tout savoir sur ma cliente pour établir son style. Juste la manière dont elle classe ses vêtements m’en dit beaucoup sur elle.

Comment se passe une analyse de garde-robe?
Il n’y a pas de standards parce qu’il n’y a pas une garde-robe qui soit pareille. Je dois toujours m’adapter. Mais après mon analyse, je suis en mesure d’identifier les pièces qu’il nous manque, celles qu’on a en trop, si on manque de luminosité, si on a assez d’accessoires, trop de hauts ou trop de bas. En général, l’analyse prend deux heures.

Vous devez probablement faire preuve de diplomatie lorsque vous commentez la garde-robe d’un client.
Oui, mais on en rit. Si une cliente me dit qu’elle aimerait garder un morceau pour une raison sentimentale même s'il n'est plus tendance, c’est parfait, mais je ne le considérerai pas pour des agencements. Je n’ai pas le choix de dire la vérité, même au niveau de la silhouette. Mais on est dans l’intimité de sa garde-robe ou de la cabine d’essayage. Il n’y a personne qui nous entend et toutes les informations sont confidentielles. Il n’y a pas de raison pour ma cliente d’être mal à l’aise.

Quel est le plus gros défi de vos clients? Elles n’ont pas le temps! L’achat de tes vêtements devient parfois une tâche secondaire lorsque tu es maman ou une femme professionnelle. J’ai aussi beaucoup de personnes qui ne connaissent pas leur style et d’autres qui ont beaucoup d'événements et ne savent pas quoi porter dans quel contexte. Je dois gérer la garde-robe et l’agenda. Je dis quoi porter pour quel événement, réunion ou pour prendre l’avion. Je prépare aussi beaucoup de valises.

Avez-vous des clients masculins? Je suis spécialisée dans la femme, mais j’ai beaucoup de clients masculins. Eux, leur défi, c’est qu’ils n’aiment pas magasiner.

Quelle est la ville canadienne par excellence pour une virée shopping?
À Toronto, on a plus de marques haut de gamme. Ça fait plutôt 5th Avenue. J’aime bien aller chez Vuitton, Pink Tartan, Ça va de soi et Kate Spade. Holt Renfrew, c’est une valeur sûre. Juste le département des chaussures, ça me donne des palpitations! À Montréal, j’aime bien les boutiques de la rue Laurier. On a des designers à prix raisonnables. C’est plus edgy. Aussi, je trouve toujours tout ce dont j’ai besoin.

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