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Famille Germain : la belle jeunesse
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Famille Germain : la belle jeunesse

CHIC / 14 janv. 2019

Par Diane Laberge

À 24 ans, Christiane et Jean-Yves Germain dirigent ensemble quatre restaurants et une discothèque. À la fin des années 1980, ils amorcent le plus important virage de leur vie, passant de la restauration à l’hôtellerie. Trente ans plus tard, dix-huit hôtels et trois bannières font rayonner la marque Germain d’un océan à l’autre.

Christiane et Jean-Yves Germain sont tombés très jeunes dans la potion magique. C’est à Québec dans les coulisses du restaurant de leurs parents que s’écrivent les premières pages de l’histoire. « Ça a mis la table pour développer notre fibre entrepreneuriale », affirment les deux complices dont la complémentarité est sans équivoque. En effet, Jean-Yves affirme que si le financement est son dada, le design, les opérations et le marketing, c’est plutôt l’affaire de Christiane.

Très jeunes, ils ouvrent leurs premiers restaurants, le Cousin Germain et le St-Honoré, à Québec. Tout va bien ! Fin des années 1980, un projet d’hôtellerie singulière prend forme au retour d’un inspirant séjour à l’hôtel Morgans de New York : le concept d'hôtel-boutique était né.

La culture Germain

Dès le départ, les deux associés veulent créer un lien émotionnel fort avec leurs clients, employés et partenaires. « Pour nous, ils font tous partie de l’histoire », affirme Christiane. Pour y arriver, l’échelle humaine est privilégiée. « Le concept hôtel-boutique était parfait pour s’assurer d’une approche personnalisée », mentionne Christiane pour qui le leitmotiv a toujours été de donner du plaisir aux gens. « Pour ça, c’est tout aussi important d’en avoir », ajoute la coprésidente.

Faire sa marque

Pionnier des hôtels-boutiques au Canada, le Germain-des-Prés — aujourd’hui Hôtel Alt Québec — voit le jour en 1988. Les nouveaux hôteliers y font leurs premiers pas avec la volonté de faire autrement. « Faire autrement, ça veut dire nous assurer du mieux-être de chacun avec l’authenticité et le besoin d’innover qui nous caractérisent », affirme le duo. Voulant construire sur des bases solides, il s’écoulera dix ans avant que les Germain ouvrent un deuxième hôtel-boutique dans le Vieux-Québec, que dirige à l’époque Richard Germain. « Le Dominion 1912 — aujourd’hui Hôtel Le Germain Québec — a permis d’exprimer encore plus clairement l’esprit de la marque sur le plan du confort et de l'esthétisme », précise Christiane pour qui le design est la tasse de thé.

Au-delà de l’image, il y a aussi les chiffres. Doté d’un sens aigu des affaires, Jean-Yves Germain est passé maître en stratégies de financement, un must quand une entreprise vit une croissance aussi spectaculaire. « Nous figurons depuis dix ans dans la catégorie Platine des cinquante sociétés les mieux gérées au Canada. Avec trois bannières et seize hôtels en activité d’un océan à l’autre, c’est maintenant plus facile de convaincre nos partenaires financiers », convient le visionnaire qui, en 2011, créait un fonds d’investissement pour soutenir la croissance en flèche de l’entreprise.

Montée en flèche

Le Groupe dirige aujourd’hui les Hôtels Le Germain, Alt et Alt+ à Québec, Montréal, Toronto, Brossard, Calgary, Halifax, Winnipeg, Charlevoix, Ottawa, St. Johns et bientôt Saskatoon. « Notre objectif est d’avoir 20 hôtels en activité en 2020 », affirme Jean-Yves qui, en 2017 seulement, a géré pas moins de 5 chantiers. Le but ultime ? Devenir le premier groupe hôtelier indépendant canadien réellement pancanadien.

Écoresponsables et engagés

La différence Germain réside aussi dans ses pratiques innovantes. Fervents protecteurs de l’environnement, fiers participants de l’achat local, ils soutiennent les artistes régionaux à qui ils offrent une vitrine dans chacun de leurs projets. Hôtel & Spa Le Germain Charlevoix, premier hôtel de villégiature du Groupe, en est un bon exemple.

Impliqués dans leur collectivité ? Jean-Yves est président du CA de l’Orchestre symphonique de Québec tandis que Christiane est une figure de proue du Musée national des beaux-arts du Québec. La troisième génération Germain est déjà sur leurs traces : Marie Pier avec La Maison Dauphinelle, Hugo au Festival d’été de Québec et au Grand défi Pierre Lavoie tandis que Clarah soutient Garde-Manger Pour Tous, le cœur sur la main.

Nouvelle cuvée Germain

La troisième génération Germain a fait son entrée en scène il y a déjà quelques années ajoutant au quotidien une touche de sang neuf dans une machine déjà bien huilée.

Marie Pier

À partir de Montréal, Marie Pier Germain est directrice des opérations et responsable de l’aménagement des espaces depuis 12 ans. Le design, elle l’a dans la peau. « J’ai étudié en génie mécanique à l’Université Queen’s en Ontario. Ça me permet de travailler étroitement avec les architectes, ingénieurs et designers. J’adore ça. »

La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. Fille de Christiane, Marie Pier a passé son enfance en coulisses à aiguiser sa curiosité. « On croyait presque que c’était normal de dormir à l’hôtel et de manger au restaurant », se remémore Marie Pier. Aujourd’hui, elle veille à ce que la culture Germain se ressente à travers toute l’organisation. « Pour nous, la transmission du savoir-faire et du savoir-être est une priorité. »

Hugo

Dans son bureau de Québec, Hugo Germain scrute le Canada à la loupe. « Je prends plaisir dans la recherche d’emplacements et de partenaires de premier choix qui comme nous visent l’excellence », affirme celui qui a passé sa jeunesse sur les talons de Jean-Yves. À 13 ans, il lui adresse une carte de Noël sur laquelle on lit : « J’ai très hâte d’aller travailler avec toi. » Détenteur d’un MBA de l’Université Queen’s, Hugo rentre « à la maison » en 2006 ; il est aujourd’hui directeur du développement. « J’adore travailler en amont, identifier les marchés, les sites et les partenariats potentiels. L’expansion vers l’ouest m’a permis de mieux connaître mon Canada », rigole celui qui, à l’image de son père, voit loin et grand. « Nous continuons d’avancer sans toutefois faire de compromis sur la qualité des sites et l’expérience client. »

Clarah

Clarah Germain est la communicatrice de la famille. Née avec le Germain-des-Prés, elle a pratiquement grandi dans les hôtels du groupe. Depuis trois ans, elle est gestionnaire de contenu et de médias sociaux. « Le numérique a totalement changé la façon dont les gens choisissent leurs destinations. Ça nous oblige à être encore plus créatifs. » À St. John’s, où elle se rendait l’an dernier en préouverture de l’Hôtel Alt, elle tombe follement en amour avec les gens et la beauté du lieu. « Pourquoi aller en Islande quand on a Terre-Neuve ? » À Winnipeg, l’architecture et la culture underground l’ont totalement séduite. Son rôle ? « Inspirer les gens à découvrir des lieux et de nouvelles cultures. » Et surtout, établir sur les réseaux une véritable conversation.

La relève est peut-être assurée, mais Christiane et Jean-Yves n’ont pas dit leur dernier mot. Vitesse grand V, maîtres et élèves filent droit devant.

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