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Yannick Nézet-Séguin : Envolée symphonique
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Culture / montreal / 1 avr. 2017

Yannick Nézet-Séguin : Envolée symphonique

La carrière du jeune maestro québécois de 41 ans est au zénith. Déjà directeur artistique et chef principal de l’Orchestre Métropolitain de Montréal, directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam et de l’Orchestre de Philadelphie, le chef de génie vient d’être nommé à la direction musicale du célébrissime Metropolitan Opera de New York. Conversation désinvolte avec un habitué des sommets qui garde pourtant les deux pieds sur terre.

Vous aimez voyager ou vous faites avec ?

Je pourrais diriger l’Orchestre Métropolitain et enseigner ici, sans trop bouger. Mais j’aime voyager, et beaucoup, pour vivre mon métier à temps plein sur la scène internationale. Je suis un bon voyageur et je ne souffre pas du décalage horaire. Il faut dire que je me crée les meilleures conditions possible. Trouver le plus bel hôtel sur Internet, c’est devenu l’un de mes « sports » favoris. Et j’ai la chance de m’offrir de belles suites, souvent dans des hôtels boutiques, où le raffinement et le service personnalisé sont au rendez-vous. Sans oublier la possibilité de bouger ou jogger et... le service aux chambres, à toute heure !

Vous êtes du type brouillon ou organisé ? Aventureux ou routinier ?

Longtemps, j’ai tout fait à la dernière minute. Mais j’ai compris qu’une bonne planification diminue énormément le stress... Comme il y a beaucoup d’imprévus et de nouveautés dans mon métier, j’ai tendance à rétablir un certain équilibre et à passer mes vacances dans des lieux familiers. Bien sûr, j’ai des rêves : un safari, les Seychelles. Mais pour l’instant, quand je vais dans le Sud, je choisis presque toujours Saint-Barthélemy où je loue souvent la même maison. En Europe, j’ai aussi mes lieux de prédilection, comme Positano et la côte amalfitaine – le plus bel endroit au monde ! –, les grands lacs italiens, la Côte d’Azur. Reste que ma destination par excellence sera toujours le chalet familial de Saint-Calixte, dans Lanaudière. Enfant, j’y ai passé tous mes étés. J’en ai des souvenirs merveilleux, à un point tel qu’encore aujourd’hui, la plupart de mes rêves ont notre chalet pour décor.

Un objet que vous emportez toujours avec vous ?

En 2007, l’Orchestre symphonique des jeunes de Nouvelle-Zélande, que j’ai dirigé, m’a fait cadeau d’un hei matau. C’est un pendentif traditionnel maori en jade, en forme d’hameçon, qui protégeait les pêcheurs sur l’eau et que tous les membres de la famille portaient sur leur cœur avant de l’offrir, pour le charger de bonnes vibrations. Tous les jeunes de l’orchestre avaient porté mon hei matau avant de me le remettre. Depuis, je l’ai au cou chaque fois que je survole un océan. C’est pour moi un talisman.

Ce qui vous manque le plus à l’étranger ?

Montréal, ma ville natale, et ma famille, mes amis, les membres de l’Orchestre Métropolitain. Mes trois chats sont mon « port d’attache » : Mélisande, 14 ans, Rodolfo, 4 ans, et Rafa (à cause de Rafael Nadal), un Highland Lynx de 2 ans. Je passe rarement plus de deux semaines sans venir les retrouver.

À propos de la musique :

Pensez-vous en sons ?

Je ne sais pas. Mais ce que je retiens d’abord, ce sont les impressions sonores [il a l’oreille absolue] : le bruit de mes pas quand je commence à courir, la sonorité du carillon quand j’arrive quelque part. Je retiens facilement les prononciations d’une nouvelle langue, parce que c’est musical. Je suis sensible aux rythmes aussi.

Avez-vous toujours une musique en tête ?

Oui. Souvent, c’est le programme que j’ai terminé les jours précédents. Ce peut être aussi du jazz, de la neo soul des années 1990-2000...

Ces jours-ci, quelle serait la trame sonore de votre vie ?

Le Jardin féérique de Ravel. Je joue cette pièce au piano depuis que je suis tout petit. Je l’ai souvent dirigée. C’est une œuvre brillante, joyeuse, mais calme aussi. J’essaie de mettre un peu de calme dans ma vie, malgré tout ce qui m’arrive de beau et d’exaltant.

À propos de Montréal

Ce n’est peut-être pas la plus belle ville du monde, mais il fait si bon y vivre ! J’adore sa taille, ni trop grande ni trop petite, son dynamisme, la vibe, l’esprit et le cœur des gens. Et c’est justement l’une des raisons de mon si grand attachement à l’Orchestre Métropolitain : le cœur et l’esprit de ceux et celles qui le composent.

Prélude symphonique

Quand les musiciens de l’Orchestre Métropolitain prennent d’assaut trois étages de l’Hôtel Le Germain Montréal — hôtelier officiel de l’OM — l’expression « aller au lit prend des airs symphoniques. » Le concert intime varie d’un étage à l’autre, mais l’expérience, elle, est exclusive : pour clients seulement.

Le samedi 3 décembre

Des rendez-vous incontournables de l’Orchestre

Métropolitain à la Maison symphonique de Montréal Grimaud et Nézet-Séguin : passion commune Jeudi 6 octobre, 19 h 30 Mendelssohn : les couleurs du romantisme Vendredi 4 novembre, 19 h 30 Yannick Nézet-Séguin et l’âme russe Dimanche 27 novembre, 15 h Noël avec Valérie Milot Dimanche 18 décembre, 15 h

orchestre­metropolitain.com.

Par Carole Schinck

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