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Du rire, du thé et de l’art: oui s’il vous plaît!
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Culture / torontomercer / 21 mars 2016

Du rire, du thé et de l’art: oui s’il vous plaît!

Mon travail comporte de nombreux avantages : j’ai découvert les trésors cachés de Winnipeg bien avant que les voyageurs en quête d’aventures déferlent dans la ville grâce à la récente liste des 20 plus belles villes à visiter en 2016 publiée par National Geographic; j’ai eu un échange rafraîchissant sur les fresques et l’importance d’encourager les artistes de la relève avec Anton Potvin, Sommelier de l’année selon En Route, tout en dégustant des mets fins à son nouveau restaurant de Toronto, DaiLo.

Ne vous méprenez pas. On travaille fort chez Groupe Germain Hôtels, très fort. Mais on joue fort aussi. Au cours de ma toute première semaine de travail en 2012, Christiane Germain, cofondatrice et coprésidente de l’entreprise m’a dit : « Les affaires et le plaisir ne sont pas mutuellement exclusifs. » Ces paroles sont devenues un mode de vie. Ainsi, lorsque Olena Kassian m’a invitée à visiter le studio qu’elle partage avec Ann Bartok au cours d’un récent voyage à Toronto, je me suis écriée « oui s’il vous plaît! »

Voyez-vous, ces artistes ont créé Cloud 9, les œuvres d’art commandées pour les chambres nouvellement rénovées de l’Hôtel Le Germain Toronto.

J’avais vu des maquettes des travaux prévus dans les chambres, pourtant rien ne m’avait préparée à ce que j’ai ressenti en entrant dans la pièce. En matière d’art, la première — et la seule — règle est la suivante : la vue d’une œuvre devrait nous faire ressentir quelque chose, n’importe quoi. Lorsque je suis entrée dans la nouvelle chambre, je me suis arrêtée net et me suis immédiatement interrogée sur la sculpture au-dessus du lit. Gracieuse. Émouvante. Légère. Éthérée. De quoi est-elle faite? Quelle est cette texture? Où avons-nous déniché cette œuvre incroyable? J’étais émue et il me fallait en savoir plus. Heureusement, Louise Dupont de Lemay Michaud Architecture Design, la firme qui a dirigé les rénovations, m’a mise en contact avec Olena et Ann.

Donc, par un samedi après-midi tout gris, me voilà qui bois du thé et mange des muffins faits maison dans les espaces chaleureux et lumineux de BARKAS Studio. Ann et Olena me racontent comment elles se sont rencontrées et m’expliquent leur processus de création, chacune complétant les phrases de l’autre. À leur rencontre, Ann créait surtout de très grandes sculptures destinées à des projets à usages multiples, nombreuses desquelles étaient élaborées en papier mâché. Quant à Olena, elle travaillait avec de la poudre de graphique sur mylar et des sculptures lumineuses. Après des décennies de discipline et de succès en tant qu’artistes torontoises, Olena et Ann ont loué des locaux adjacents et signé un bail de trois ans pour se donner du temps : le temps d’explorer et d’expérimenter. « Le temps de jouer », précise Olena. « Je ne voulais pas avoir d’échéancier ni de commandes à livrer, je voulais juste être inspirée et créer. » Le bail a maintes fois été renouvelé depuis!

Elles respirent toutes les deux le bonheur et l’épanouissement, un état qui peut uniquement découler de journées passées à rire ensemble en essayant d’adapter encore un autre appareil ménager à un usage pour lequel il n’est pas destiné. Durant des années, elles ont comparé des techniques et des matériaux, jouant avec toutes sortes de choses comme du bois de grève, de l’aluminium, des boîtes d’œufs et de l’isolant à base de fibres. Elles étaient loin de se douter qu’elles se dirigeaient tout droit vers leur plus grosse commande à ce jour : 119 œuvres d’art originales! Est-ce que le bonheur stimule la créativité? Je m’interrogeais. C’est un autre argument en faveur du mariage des affaires et du plaisir.

Le processus de création de chaque pièce est long : il faut désagréger les fibres de bois puis les faire tremper pour les transformer en un matériau plus mou et malléable. La forme est ensuite créée, et le processus de séchage commence. « C’est alors que le travail s’anime d’une vie qui lui est propre. La pièce se tord et se déforme tandis qu’on tâche de la ramener dans le droit chemin, celui qu’on a imaginé pour elle. Il faut respecter le matériau et l’écouter », explique Olena. Ann ajoute cependant, un sourire en coin : « Mais en fin de compte, c’est nous qui décidons ce qu’elle deviendra. On tire, on martèle, on pousse et on met du poids s’il le faut. C’est délicat mais tellement amusant! C’est le moment où les pinces et les haltères entrent en jeu. »

« On a du plaisir tous les jours. Mais la plus grande récompense qui soit, c’est de voir quelqu’un être ému par quelque chose qu’on a créé », conclut Olena.

Pour ma part, quelle immense récompense d’avoir eu la chance de passer deux heures dans le joyeux univers d’Ann et Olena. Quand je parlais des avantages liés à mon travail, celui-là est un de mes préférés à ce jour.

Stacey

À propos de Stacey Masson, première directrice marketing et communications

Stacey n’en est pas à ses premières armes en communications. Depuis le début du millénaire, cette bachelière de l’Université Concordia a occupé des postes prestigieux pour des entreprises de l’industrie des télécommunications et du secteur public, puis a conseillé de nombreux clients au sein d’une agence de relations publiques.

En 2012, sa passion pour les voyages et le design la pousse vers Groupe Germain Hôtels. Elle y voit l’occasion rêvée de mettre son expertise au service d’une entreprise en pleine expansion nationale, dont la philosophie en matière de design et d’authenticité lui colle à la peau. Depuis, c’est un heureux mariage tant pour l’entreprise que pour Stacey, qui orchestre avec brio les stratégies de marketing et de communications d’un océan à l’autre. Parallèlement, elle contribue activement à MU, un organisme sans but lucratif qui vise à transformer Montréal en MUsée à ciel ouvert en réalisant des murales ancrées dans les différentes communautés de l’île.

Stacey est également chef de mission pour Relations publiques sans frontières, un organisme qui œuvre auprès de populations aux prises avec des défis de développement. Ce rôle lui permet de s’impliquer auprès des plus démunis tout en mettant ses compétences langagières à contribution puisqu’elle parle couramment le français, l’anglais et l’espagnol.

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